Newsletter 11 au 15 mars 2013

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  • DS5 Citroën 2013

La marque aux chevrons a des ambitions internationales pour son modèle équipé d’une motorisation hybride.

Dans une pub pour la Citroën DS5 hybrid4, Vinessa Shaw passe le séduisant acteur Ewan McGregor au détecteur de mensonge…

Selon notre charmant acteur Ewan McGregor qui garde un petit sourire narquois et tout son sang froid, sa DS5 hybrid4 blanc perle ne rejette que 88 g de CO2, ne consomme que 3.4l/100km et possède 4 roues motrices… Derrière une vitre sans tain, un homme, surpris par les performances époustouflantes du véhicule, s’exclame : « That’s impossible ! »

Une pub assez simple mais qui ne manque pas de piment, tournée par le grand réalisateur James Gray.

Secteur Automobile

  •   Collaboration Ferrari et Ipad

Apple et Ferrari sont deux marques de renom, bien connues au-delà de leurs domaines respectifs. Les deux marques ont entamé une collaboration sur des produits.
Le premier résultat de cette collaboration a été présenté au Salon Auto de Genève : la FF, première Ferrari quatre roues motrices, embarque désormais la technologie Apple grâce à un accès direct au système de divertissement via la technologie de reconnaissance vocale Siri Eyes Free. Les passagers à l’arrière de la FF peuvent visionner des films, jouer aux derniers jeux vidéo sortis ou surfer sur le Net via deux iPad Mini intégrés.

Les liens entre Apple et le constructeur italien se concrétisent enfin, quelques semaines après l’entrée au conseil d’administration de Ferrari d’Eddy Cue, le vice-président de la pomme. Di Montezemolo avait également rencontré Tim Cook durant deux bonnes heures en avril dernier, sans doute histoire de forger cette nouvelle alliance.

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Réseaux sociaux

  • Twitter Music : de la musique inspirée par son réseau

Après l’acquisition de Vine pour les vidéos, une plateforme musicale pourrait être bénéfique au réseau social Twitter.

L’application va s’appuyer sur la technologie de We Are Hunted, une start-up rachetée par Twitter en 2012. Créé en 2009, We Are Hunted propose un service gratuit de découverte de musique avec une sorte de hit-parade basé sur le suivi des blogs, des réseaux sociaux, des forums de discussion et de BitTorrent.

Twitter Music suggèrera aux utilisateurs des artistes et des chansons en fonction de plusieurs critères tels que les écoutes et les « following » sur Twitter.

Elle proposera quatre onglets : « Suggested » pour les titres et les artistes recommandés en fonction du graphe Twitter d’une personne ; « Now playing » avec des liens vers des morceaux tweetés par des personnes que l’on suit ; « Popular » pour les morceaux tendance trouvés sur We Are Hunted ; « Emerging » pour des artistes et des titres du moment.

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Web

  • Évolution des métiers du web

Ceci est une interview de Jacques Froissant à propos de l’étude « Évolution des métiers du Digital en 2013″ réalisée par Altaïde. Jacques Froissant a fondé Altaïde en 2000, société de conseil en Recrutement, Gestion des RH, et Formation au Social Recrutement qui s’est imposée rapidement comme un acteur majeur de l’accompagnement des sociétés innovantes de l’univers digital (Internet, Web 2.0, e-Commerce, Mobile, Software). Pionnier du Social Recrutement (ou recrutement 2.0), il a développé avec les équipes d’Altaïde (Paris et San Francisco) une expertise incomparable sur toutes les pratiques Web 2.0 appliquées aux processus de chasse, de recrutement, et de gestion des RH. Il est entre autres auteur du livre Guerilla marketing pour trouver un emploi, intervenant dans plusieurs écoles spécialisées et chroniqueur pour l’Express, 01NET et plusieurs autres titres de presse.

Altaïde vient de publier une enquête sur les métiers du digital en 2013. Est-ce que cette année marque un tournant pour ce secteur ?

On rentre dans une industrialisation des métiers du digital. Les fonctions se spécialisent, les services sont de plus en plus structurés, même si certaines entreprises n’ont pas encore franchi le cap. On le voit au quotidien, par rapport aux demandes qui nous arrivent, qui sont de plus en plus pointues. L’origine de l’étude est d’ailleurs un grand groupe qui nous a demandé  une intervention sur l’évolution des métiers du digital et sur les nouveaux métiers qui en découlaient.

Sent-on plus de maturité, aussi bien chez les salariés en recherche que dans les entreprises ?

Entre 2000 et 2010, on a vu de nombreuses personnes se mettre au web par passion et apprendre sur le tas. On rentre maintenant dans une ère de maturité, où la passion à elle seule ne justifie pas de prendre un poste. Les entreprises et la marché se structurent, on voit apparaitre de plus en plus de formations autour du digital, avec des écoles comme EEMI, SUPDEWEB ou SUP’Internet. Il y a aussi des Masters spécialisés, comme à l’ESCCA et d’autres Ecoles de Commerce classiques. Il y a une prise de conscience de la nécessité de former des gens de manière pointue.

Ce diplôme va-t-il devenir obligatoire pour entrer sur le marché, comme dans beaucoup de secteurs ?

Le diplôme aidera, bien sûr. Il faudra au moins des stages formateurs, moment au cours duquel la spécialisation se fait souvent. Un stage dans une équipe marketing pourra par exemple permettre d’obtenir les bases en community management ou en fidélisation client.  Les intervenants en écoles spécialisées sont désormais des professionnels confirmés, comme par exemple à SUPDEWEB, où j’enseigne. Cela permet de se former sur des recettes basées sur l’expérience qui ont fait leurs preuves, qui leur feront gagner du temps et qui les rendront opérationnels plus vite.

On parle souvent de pénurie de profils sur les métiers du web. Quels sont les métiers les plus concernés ?

Pour faire simple, il y a pénurie sur tous les métiers du web. Plus ou moins forts selon les cas, mais aucune mission de recrutement n’est simple dans le domaine. Les plus pénuriques restent les postes de développeurs web. Il en manque 50 000 en France. Il y a pourtant du chômage dans l’informatique, mais les personnes ne sont pas forcément formées aux nouvelles technologies et on ne forme pas assez de monde pour les besoins existants. Ensuite, tout dépend de l’expertise. Un bon référenceur, par exemple, reste difficile à trouver. Les personnes ayant de l’expérience ne sont pas si nombreuses et sont beaucoup sollicitées. C’est aussi pour cela que beaucoup se lancent à leur compte.

Quelles sont les raisons justement du nombre élevé de freelances et auto-entrepreneurs dans le web ?

Il y a deux raisons principales. Premièrement, c’est la culture du web. On travaille chez soi le soir sur des projets personnels, on prend ses habitudes, et on adopte rapidement ce fonctionnement. Il y a beaucoup de consultants dans le web (marketing digital, référencement, e-commerce…). Et la deuxième raison est bien sûr  la facilité à trouver des missions, dès lors que l’on a des contacts et des références dans le milieu.

Il est important également de toujours continuer à apprendre et à avancer dans le secteur du web. Il ne faut pas se reposer sur un savoir-faire unique, sinon au bout de quelques années on sera vite dépassé par la jeune génération. Il y a beaucoup d’échanges, de partage de savoir-faire, notamment via les blogs et forums. De nouvelles technos arrivent très régulièrement, beaucoup apprennent tout seul. Cela a été le cas il y a quelques années avec le développement iPhone, par exemple. Après avoir appris par soi-même et développé quelques applications réussies, il est beaucoup plus simple d’aller démarcher des entreprises.

Les métiers plus traditionnels (communication ou marketing par exemple) peuvent-ils adopter ce raisonnement pour tenter d’évoluer dans le web ?

Clairement. Mais il faut faire attention. Certains prennent conscience de l’importance du web, travaillent dans des équipes classiques en communication ou en marketing depuis des années et ont l’impression qu’ils vont se transformer en experts du digital en faisant une formation de 3 jours. Ce sont tout de même des métiers complexes. Par exemple, un responsable marketing web doit être capable de connaître les technos utilisées par les développeurs. Quel CMS choisir ? Quels sont les enjeux ? Les choix peuvent être structurants.

Une double question se pose donc. Quelle formation choisir quand on est déjà en poste, et comment faire la différence entre les profils quand on est recruteur ?

Certaines entreprises ont pris conscience du problème et développent des programmes en interne pour former les salariés au digital. Cela peut leur permettre d’être plus pertinent sur la vision globale de la marque. Il existe aussi des formations dans des écoles spécialisées pour des personnes déjà confirmées ou en poste.

Pour ce qui est du recruteur, cela peut être compliqué de faire la différence entre quelqu’un qui sait bien s’exprimer et quelqu’un qui a réellement les compétences. Il y a des cabinets spécialisés qui peuvent les aider et les accompagner, qui sont imprégnés de la culture web. Il est nécessaire de se mettre à jour régulièrement sur le sujet, de faire des conférences, des rencontres… Il faut avoir des compétences particulières.

Va-t-on voir émerger de nouveaux métiers dans le digital dans les prochaines années ?

Le métier de demain est probablement le data analyst. On avait bien sûr des statisticiens ou des data miners, mais aujourd’hui on ne procède plus par sondage/statistiques. Avec le web, nous avons accès à l’ensemble des données, et des outils existent pour les analyser. Ce sera le rôle du data analyst de les utiliser et de savoir quoi chercher. Certains profils vont être très tournés technos, d’autres plus marketing. Dans tous les cas, ils seront passionnés de chiffres. Tout ce qui est lié au branding de marque va également prendre de l’ampleur.

Quelles évolutions peut-on remarquer au niveau des salaires ?

Il n’y a pas de tendance forte à l’augmentation des salaires. Les études de salaires ne sont pas toujours pertinentes, car les écarts types sont trop grands, cela n’a pas forcément de sens. J’ai donc essayé de croiser plusieurs études récentes avec les observations que nous faisons pour les recrutements que nous menons. L’idée était de donner des fonctions plus qualifiées et d’ajouter une partie expérience, qui est importante. Il n’y a pas de hausse particulière sur les salaires, ils se maintiennent, car les entreprises font attention aux dépenses. Par contre, les salaires augmentent plus vite qu’ailleurs avec l’expérience. Et il y a souvent intérêt à changer d’entreprise pour passer un cap.  On peut prendre 20% d’augmentation lors de ce passage, là où cette négociation aurait été difficile en restant chez le même employeur. Tout dépend bien sûr de la fonction.

Quelle sont les perspectives en matière d’emploi à moyen terme pour les métiers du digital ?

Une étude de la Communauté Européenne est sortie il y a peu. Elle parle de 900 000 emplois à créer dans les 5 ans à venir. Il y a les emplois dans le digital, mais aussi les emplois induits. Quand Amazon ou Vente-Privée prennent de l’importance, cela créé aussi des postes dans les entrepôts pour préparer les commandes, par exemple. Le secteur du e-commerce pèse 40 milliards d’euros et a une croissance de 12%. Cela laisse donc une marge de progression importante, par exemple dans le e-commerce B-to-B, qui reste faible en France comparé à d’autres pays européens comme l’Angleterre.

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