Newsletter Décembre – Janvier – Février

Digital

  • Lincoln invente le tweet-scripting

La marque de voiture de luxe Lincoln a réalisé une grande opération de crowdsourcing pour déterminer le scénario d’une de ses pubs du Super Bowl. L’agence Hudson Huge a mis en place un dispositif digital invitant les followers de Twitter à participer à la conception de ce script. Lincoln a bénéficié du soutien de Jimmy Fallon, personnage très actif sur les réseaux sociaux pour relayer et animer cette opération. En 140 caractères (sur le hastag #SteerTheScript), façon cadavre exquis (le tweet suivant part du tweet précédent), les internautes doivent relater leur voyage le plus extraordinaire. Avec un mix des 5 meilleures histoires, on arrive à un résultat original. Petit moment de gloire pour les followers sélectionnés puisque leur pseudo apparaît dans la pub qui nous est contée par Jimmy Fallon!

Source : http://www.experience-transmedia.com/lincoln-twitter-pub/

  • Logo à Noël

L’agence Konstellation vient de publier l’étude de cas de l’opération digitale menée par Logo lors des dernières vacances de Noël. La marque de briques la plus célèbre au monde a réalisé une opération digitale d’envergure mondiale pendant la période des fêtes. Insistant fortement sur le lien affectif existant entre les consommateurs et Lego, l’agence Konstellation a voulu intensifier cette relation à la période de Noël, traditionnellement très importante pour les fabricants de jouets. Invitant donc les internautes à créer des structures de Lego inspirées des fêtes de fin d’année, et à les prendre en photo en compagnie d’éléments de la vie de tous les jours (paysages urbains, personnes, animaux) pour les partager ensuite sur le site de l’opération, l’agence se vante d’avoir inventé la réalité brique-mentée. Avec de nombreux cadeaux à gagner pour les photos les plus créatives, la marque est ainsi parvenue à démontrer ce lien affectif puissant avec les esprits créatifs de tout âge. En marge de cette opération, la marque a dévoilé cette semaine, pour ses 55 ans, un tumblr très amusant pour les amateurs d’énigmes. Réalisée par l’agence Brad de Montréal, cette accumulation de 55 prints minimalistes vous invite à retrouver à quoi ces visuels font allusion.

Source : http://happyholiplay.lego.com/

  • Cartes de voeux 2013

N’hésitez pas à aller consulter les meilleurs voeux 2013 d’agences françaises

En exclu celle de New BBDo :

Source : http://lareclame.fr/50002+voeux+2013

Print

  • Campagne Sephora

Sephora - Campagne

Interview de Florence Bellisson, directrice de création de BETC

Darkplanneur : « La grande ambition de cette nouvelle campagne marque Sephora est de retranscrire l’expérience magasin, quel a été votre processus créatif ? »

Florence Bellisson : « Sephora est un distributeur qui abrite quasi toutes les marques de beauté venues de l’univers sélectif, ainsi que des acteurs  indépendants. Chacun y offrent leur vision de « LA Beauté », leurs images.

Sephora n’est pas encore une marque aux yeux des consommateurs. C’est l’ambition de cette campagne : dévoiler cette fois ce que propose la marque Sephora, exprimer sa personnalité au travers de ses propres images. 

Nous avons, au début de notre travail, écouté des consommatrices du monde entier, elles traduisent toutes une excitation, elles sentent une énergie positive sur la beauté, du plaisir, elles sentent un potentiel beauté grandir en magasin, elles craquent. Ces insights ont été notre point de départ. »

D : « Comment qualifiez-vous l’expérience Sephora ? »

FB : « Sephora est un lieu vivant : on peut toucher, sentir, tester, sans être en faute ou avoir à demander poliment. On s’y fait maquiller, manucurer, ou simplement conseiller. C’est à la fois un lieu où l’on aspire à quelque chose, qui fait rêver, tout en étant très accessible;

Une femme chez Sephora dépense généralement plus que ce qu’elle avait prévu, elle craque.

Là où d’autres enseignes sont dans un rapport plus fonctionnel à la beauté, Sephora réveille le potentiel beauté de chaque femme avec énergie et plaisir, et cela passe par cette expérience magasin si particulière. »

D : « Vous avez donc décidé de créer un nouveau langage, tant visuel que linguistique, dites-nous en plus ? Quelles ont été vos inspirations ? »

FB : « L’expérience Sephora fait vibrer, elle excite. Formellement, l’effet de duplication de la photo donne une puissance, elle est sans limite; la femme est au cœur, sa démesure nous attire. En tant que femme on se perçoit plus grande, plus belle, plus hypnotique.

Chercher à définir une émotion dans les mots ce n’est souvent pas au niveau de ce qu’on veut faire passer.

Nous avons voulu donner le « goût » de l’effet Sephora sur les femmes. 

Les mots valises nous ont donné pour cela plus de liberté, de créativité, d’irrévérence.

Certains mots comme « glamourisme » ont leurs « lettres de noblesse » suggérant un mouvement artistique,

d’autres mots comme « bombassitude » sont plus punchy, plus directs. Nous avons trouvé intéressant de diversifier les registres; Cela reflète toutes les beautés possibles chez Sephora. »

D  : « La vision proposée est psychédélique…sous LSD, c’est le triomphe d’une relation d’addictive et festive à la Beauté ? »

FB : « Tout à fait c’est la consécration d’une relation à la beauté décomplexée, joyeuse, festive.  Face aux diktats qui pèsent sur les femmes en la matière, c’est l’avènement d’un rapport libéré à la beauté où seul le plaisir, le jeu et le bien être de chaque femme comptent. Cette campagne est un cri lancé aux femmes pour qu’elles prennent conscience de leur puissance, de leur versatilité, de leur pouvoir sous un angle fun et glamour. « 

D :  » Quelle est la vision de la Beauté proposée par Sephora ?  Aux Etats Unis, Sephora aime dire qu’elle veut apporter de l’Intelligence à la Beauté, votre campagne est-elle dans cette lignée ? »

FB : « Cette campagne est destinée à la France, elle vit aussi dans d’autres pays d’Europe, au Moyen 0rient, sous une phrase commune  » Sephora. Where beauty beats ». Les Etats-Unis sont un marché indépendant, et gèrent leur propre communication.

Sephora distribue les marques qui se battent sur la vision de la beauté. Nous avons voulu pointer sa force à elle : c’est le terrain de jeu libre et excitant des femmes. L’endroit où elles ont tout sous la main pour faire vivre leur beauté, s’exprimer …  Nous faisons appel aux sens, à la fantaisie, aux émotions en priorité plus qu’à l’intelligence. »

Communication

  • Beetle : décapotable de Volkswagen

Le constructeur Allemand dévoile une publicité originale pour sa Nouvelle Coccinelle : MasK. Sur l’air de Trololo (Eduard Khil), Volkswagen nous présente une publicité pleine d’humour. Un homme en passe montagne entre dans une superette et se sert allégrement dans les rayons. Les clients et le caissier, peu rassurés, le prennent pour un braqueur …

Source : http://lareclame.fr/50961+volkswagen+trolololololololo

  • Le dernier spot Audi

Destiné à la soirée de finale du Super Bowl, le dernier spot Audi présente le modèle Audi A8. Inspiré du livre pour enfant Goodnight moon de Margaret Wise Brow, une voix nous dit alors « bonsoir » aux traditionnels signes extérieurs de richesses (dont la classe S de Mercedes) et nous fait réveiller aux côtés de l’Audi, limousine des temps modernes axée sur l’innovation et la technologie. Une nouvelle publicité comparative Audi/Mercedes.

Source : http://www.wat.tv/video/audi-a8-good-night-3av53_38wul_.html

  • Monospace Verso de Toyota

Pour la promotion de son nouveau monospace Verso, Toyota met à l’honneur les pères de famille en les comparant à de vrais héros. Cette opération, signée Saatchi & Saatchi Duke, est baptisée « My Dad, my Hero ». Celle-ci se décline à la fois à la télévision, dans la presse et sur les affiches. Cette campagne est également présente sur le web via un livre interactif dédié aux enfants. Grâce à cette campagne, Toyota signe un tournant majeur dans les choix de positionnement de la marque sur l’utilisation du marketing digital.

Source : http://www.docnews.fr/actualites/marque,toyota-verso-met-peres-honneur,30,15933.html

  • Spot Citroën

Ce spot Citroën, créé par l’agence H, nous présente la DS3 cabriolet.

Source : http://www.journalgraphic.com/2013/02/12/pub-citroen-ds3-cabriolet-baby/

Secteur automobile : les voitures du futur

  • Les Google cars

Anthony Levandowski, le « product manager » des voitures autonomes chez Google affirme, lors de la conférence Society for Automotive Engineers, que les véhicules sans chauffeur ont de grandes chances d’être commercialisés d’ici 3 à 5 ans.

Cependant, ces Google Cars font face à certains obstacles : technologie chère (100 000 euros par voiture), et sont encore au stade de test. Depuis 3 ans, les Google Cars sillonnent les routes du Nevada et de la Californie. Equipées de capteurs, lasers et radars, aucun accident n’a été noté sur 500 000 km de trajet. Toutefois, Google reconnaît que l’essentiel de ces parcours s’est déroulé en conduite assistée et pas en conduite entièrement automatique.

Il y a quelques semaines, Google a embauché Ron Medford, ancien responsable de la sécurité routière américaine, pour préparer avec l’état fédéral le futur cadre réglementaire qui autorisera les véhicules totalement automatiques aux Etats-Unis. Sans attendre cette évolution, trois états américains (le Nevada, la Californie et la Floride) ont adopté une loi locale qui autorise les Google Cars automatisées à rouler sur leur territoire, à condition qu’une personne soit présente dans la voiture pour pouvoir intervenir en cas de défaillance du système.

  • Le projet Nissan

Au Japon, un conducteur effectue généralement à peine 30 km par jour. L’autonomie des véhicules électriques actuels est donc suffisante (120 à 150km), à condition de prendre en charge l’angoisse du conducteur qui n’a pas envie de tomber « en panne » d’électricité, faute de pouvoir trouver à temps une borne de recharge.

Nissan travaille donc sur un système de voitures communicantes à gestion subsidiaire de l’énergie. Le principe est le suivant : le conducteur est non seulement informé en permanence de la distance qui le sépare des bornes les plus proches mais il sait également en temps réel si ces bornes sont libres et, si ce n’est pas le cas, dans combien de temps elles le seront.

Mais le système prévu va plus loin car, si les bornes les plus proches sont occupées, il indique au conducteur si ce dernier a assez d’autonomie d’énergie pour se rendre jusqu’à une borne plus lointaine mais disponible. De cette manière, quel que soit l’état d’occupation du réseau de recharge électrique, le conducteur est assuré d’attendre le moins possible pour recharger son véhicule.

  • Technologie de la recharge par induction

En Allemagne, Siemens lancera dans quelques mois à Berlin une expérimentation portant sur l’utilisation d’un système de recharge fonctionnant avec des bobines à induction. Ce dispositif, mis au point par Siemens et le constructeur BMW, permet de recharger rapidement sa voiture sans avoir besoin d’un câble : il suffit de se positionner juste au-dessus d’une station à induction, enfouie sous la chaussée, pour recharger la batterie.

Siemens parie sur ce concept et pense qu’il incitera les consommateurs hésitants à franchir le pas vers la voiture électrique. Le constructeur allemand imagine déjà, grâce à son réseau de recharge par induction, une recharge automatique pour certaines catégories de véhicules : taxis, navettes de transport, ambulances…

L’autre grand rival technologique de la recharge par induction est le changement robotisé automatique de batteries, développé notamment par Better Place et Renault. Ce système est employé avec succès par 10 taxis électriques de l’aéroport d’Amsterdam.

Chacun de ces taxis électriques roule en moyenne 600 km par jour, sans émissions de CO2 et Better place prévoit que chaque taxi électrique effectuera 80.000 km par an sans aucune pollution. Ce fort kilométrage permet de compenser le surcoût à l’achat de la voiture électrique et le coût de la station d’échange de batteries.

  • Ford

Ford, pour sa part, va tester sur les routes d’Allemagne des voitures communicantes, capables d’interagir entre elles et avec les infrastructures routières. Le but est d’améliorer à la fois la sécurité et le confort de conduite des conducteurs. En cas d’accident, la voiture envoie automatiquement un signal d’alerte aux services de secours et aux véhicules suivants. Le véhicule indique également en permanence le meilleur itinéraire pour arriver à destination, en intégrant en temps réel les conditions de circulation. Le stationnement n’a pas été oublié et cette voiture peut, en fonction de votre heure probable d’arrivée, vous réserver une place de parking et la régler automatiquement.

  • Audi, Microsoft et Toyota

L’allemand Audi a également présenté, au cours du récent CES de Las Vegas, un système de pilotage automatique qui détecte les obstacles et assiste le conducteur.

Outre-Atlantique, Microsoft et Toyota travaillent sur un système similaire appelé Toyota Media Service. L’idée est de connecter les Toyota hybrides et électriques sur la plate-forme « Cloud » Windows Azure pour proposer au conducteur une multitude de services. Outre le guidage en temps réel, il est ainsi possible d’accéder instantanément par commande vocale à de nombreuses informations de toute nature.

  • France

Dans cette compétition technologique et industrielle stratégique, la France n’est pas en reste et l’Institut national de recherche en informatique et en automatique (Inria), organisme public de recherche, a conçu le « cybercar », un véhicule guidé par des repères optiques et magnétiques et équipé de lasers et de caméras destinés à repérer les obstacles.

Ce véhicule pourrait avoir de multiples applications et s’imposer sur des marchés très différents. Conçu comme un « ascenseur horizontal », le cybercar pourrait transporter automatiquement, d’un point A à un point B, des personnes qui ne sont pas en état de conduire, seniors, malades, enfants. Ce type de transport pourrait se faire, soit dans de petits véhicules, prévus pour quelques passagers, soit dans des véhicules collectifs, ressemblant à nos bus actuels mais sans chauffeur.

Il est probable que, pendant au moins quelques décennies, plusieurs modes de transports coexisteront : une conduite « assistée » ou «autonome» pour les déplacements individuels interurbains sur route et une conduite entièrement automatique sur autoroutes et dans les navettes urbaines.

Mais bien avant la généralisation de la voiture automatique, la connexion de tous les véhicules à l’Internet, combinée à la gestion intelligente des flux de transports, devrait permettre des améliorations considérables en termes d’optimisation de l’utilisation du réseau routier et de diminution du coût et des nuisances liés à l’usage de l’automobile.

Actuellement, une voiture passe 90 % de sa vie en stationnement et, quand elle roule, elle n’a, dans 90 % des cas, qu’un seul passager, le conducteur. Si l’on pouvait, grâce à la gestion interactive et intelligents des véhicules, faire baisser ces deux ratios et les ramener par exemple à 75 %, en généralisant l’autopartage et l’utilisation ponctuelle de la voiture à la demande, les conséquences sur un parc mondial qui compte plus d’un milliard d’unités seraient considérables : diminution des accidents de la route, diminution du besoin en nouvelles infrastructures routières, réduction massive de la pollution et des émissions de CO2, réduction du coût d’utilisation par voiture, désengorgement de nos villes au bord de l’asphyxie, etc.…

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